Poids du corps ou fonte ? Qui pousse le plus ?

Comment prouver l’efficacité d’un entraînement face à un autre ?

    Le titre même est ambiguë. Voire, « putaclique » ! En fonte comme au poids du corps (pdc) nous ne faisons pas que pousser, nous tirons aussi par exemple. Ensuite, comment voulez-vous comparer des mouvements complètements différents ? Quiconque pratique de manière assidu vous expliquera que faire une pompe ne revient pas à faire du DC. Idem, à l’inverse, quelqu’un faisant du DC ne saura pas forcément faire des pompes. Preuves à l’appui, je suis contacté par certains coachs pour leurs apprendre à faire comment enseigner à leurs clients des mouvements au pdc. Bien entendu, je vous vois déjà dire « y a des coachs qui ne savent pas faire des pompes ? ». Oui, nous parlons de vrais mouvements, des mouvements qu’ils doivent maîtriser de manière parfaite (en prenant en compte les blessures, pathologies, …) pour ensuite, le transmettre à leurs clients. Clients, qui payent pour un service. Bref, ce point de vue étant réglé, passons à notre questionnement principal : comment comparer… l’incomparable !?

Tout d’abord, intéressons nous à l’essence même de ce questionnement.

     La fonte est une pratique de musculation… Le poids du corps aussi. Cependant, les exercices sont complètement différents, quoi qu’on en dise. Si fonte et pdc travaillaient de la même façon, nous pourrions alors dire que la fonte est l’étape passant après le pdc avec l’idée de surcharge progressive. Rentrons dans des « cadres », même si nous n’aimons pas cela : un fan de pdc ne poussera pas autant qu’un fonteux. Et un fonteux ne soulèvera pas son corps d’une manière aussi intense qu’un fan de pdc. Il suffit d’essayer et vous verrez le résultat. Nous même, auteurs de cet article, avons nos spécificités. Jérôme Cuadrado soulève des charges trop lourdes pour BHC. Et BHC à créé des entraînements quasi impossible à suivre pour Jérôme au poids du corps. Est-ce que l’un de nous deux est plus « fort » que l’autre ? Comment comparer l’incomparable ??? Nous sommes tout simplement complémentaire.

Vous voyez bien qu’il est impossible de comparer deux choses qui ne sont pas faites pour être comparé. L’étude faites sur la controverse Lafay (Hennequin, 2016) a permis de mettre à jour cette ambiguïté là : pdc et fonte s’affronte violemment sur les réseaux sociaux alors que les pratiquants devraient plutôt aller s’entraîner pour progresser ! Donnez-nous votre avis sur le groupe Facebook ! Lien

Enfin, oublions un instant nos objectifs et concentrons-nous sur la pratique en elle-même :

    Maintenant, nous aimerons vous proposer une réflexion sur votre pratique en testant deux entraînements complètement différents. Ainsi chacun va s’y retrouver !

Nous constatons généralement deux philosophies de l’entraînement sur le web non-spécialisé :

– La pratique « fonte » ou plutôt pratique utilisé par la plupart des gens : du poids du corps pour s’échauffer, de la fonte pour la pratique et, pour la finition, un peu de poids du corps.

– La pratique « poids du corps » qui prévoit une progression complètement différente. Il est important de comprendre une chose. Il y a les exercices d’isolation et, ceux poly-articulaires. Nous avons tendance à généraliser les choses ainsi : le poids du corps ne permet pas de faire des exercices d’isolation, qui permettent une véritable progression, blablabla …

Qu’en pensez réellement alors ?

Travailler le poids du corps est bien entendu une pratique sollicitant plusieurs muscles et groupes musculaires. Nous sommes constamment dans des exercices poly-articulaires. En revanche, nous sommes donc entrain de travailler tout notre corps au « détriment » de muscles ciblés…

Et si alors, vous tentiez de travailler votre force, endurance, … au poids du corps puis, de finir votre entraînement avec des haltères ? Prenons un exemple : les épaules. Le poids du corps prévoit un exercice de base qui se décline du niveau débutant au niveau athlétique : les ATR.

     La première étape sera de tenir en gainage contre le mur. La dernière… et bien il n’y a pas vraiment de dernière étape car le poids du corps progresse plus lentement que la fonte. Nous voyons donc se mettre en place des mécanismes en contre-courant de « l’habitude ». Travaillez en priorité au poids du corps avec des exercices spécifiques permettant une réelle progression (ATR, Tractions, V-sit / équerre, Pompes, Squats, …). Ensuite, terminez l’entraînement par le ciblage grâce aux haltères.

Pourquoi faire un entrainement au poids du corps si la progression est moindre ?

Tout simplement car certains pensent que le fait de travailler au poids du corps préservera votre santé. Ensuite, le travail de finition permettra d’accélérer la progression, sans se mettre en danger. Qu’en pensez-vous ? Nous en parlons sur le groupe Facebook, donnez-nous votre avis !!! LIEN

Sujet-débat que nous vous proposons sur la « fonte » :

Prenez le Développé-Couché avec barre ou haltère. Venez sur le groupe Facebook proposez votre version des bénéfices et inconvénients de chaque pratique, nous vous attendons !

LIEN

Un prochain article parlera de l’ambiguïté majeure de l’entraînement en musculation : les exercices-rois et, leurs dangers.

Jérôme Cuadrado

BHC, Benjamin Hennequin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *